Didier Malga est un pilote de rallye de régularité français, né le à Chamalières (Auvergne). Il est Champion de France 2016 et 2017 Trophée ENRS (Énergies Nouvelles Régularité Sportive), 1er du FIA Electric and New Energy Championship en 2018 et vice-champion FIA en 2019.
Premières limites
Pourtant, ce silence de fonctionnement est vécu par certains comme un danger légitime, en ville notamment. Il a donc fallu légiférer pour rassurer les piétons, même si l’on doit traverser les voies « avec les yeux » et non « avec les oreilles »…, par ailleurs, souvent occupées par de la musique ou un appel téléphonique. En compétition automobile, et plus précisément en matière de Rallyes Énergies Nouvelles, il s’est également avéré indispensable de « réintroduire » du « son » afin d’alerter le public de l’arrivée des concurrents et d’assurer la sécurité des courses.
Avec notre Ioniq 5N, le « mur du son » a donc été franchi, et pas uniquement grâce à la puissance de cette voiture électrique.
Faites du bruit !
Les ambianceurs d’évènements publics ont l’habitude d’exorter la foule avec cette formule ! Et pourquoi donc, les organisateurs de compétitions sportives automobiles ne pourraient pas faire de même ?
Si le « bruit sécuritaire » à vite été admis, la situation est plus complexe pour le bruit plaisir … Les « anti voitures électriques » en font leur credo. « Pas de bruit ? Pas de plaisir », donc pas de transition énergétique possible, c’est une ligne rouge.
Franchir le mur du son
Réunir le meilleur des deux mondes est un objectif louable, mais complexe à atteindre. Porsche a réalisé cette démarche avec son Taycan. En effet, il est possible choisir de diffuser un son de moteur à intérieur, à extérieur, ou à l’intérieur et à l’extérieur. Mais, la reconstitution du son se limite à une accélération et une décélération. C’est déjà pas mal et permet donner « la banane » aux commissaires de course lorsque je l’ai utilisée en disputant le E-Rallye Monte Carlo !
Situation que l’on retrouve sur l’Opel E-Corsa utilisée pour disputer le trophée ADAC Rallyes. Mais assorti d’un volume plus musclé avec l’Opel, comme nous avons pu le vérifier en participant au Rallye « Morzine – Mont-Blanc ».
Le mur du son Mach 2
Et puis la Hyundai Ioniq 5 N est arrivée. Au risque de se discréditer en déclenchant des réactions hostiles dues au caractère artificiel de la bande son, le constructeur Coréen a réussi à réunir le meilleur des deux mondes ! Sans doute au prix d’une performance électronique et acoustique de haute volée , la Ioniq 5 N vous téléporte directement dans l’ambiance d’un rallye. La prise de tête, puisqu’il s’agit bien de cela, est immédiate tellement le réalisme est frappant !
Montée des rapports genre « boîte séquentielle » par le truchement des palettes au volant, retrogradages à la volée pour accompagner les freinages, transformant les ronds points en chicanes de grands prix, borborygmes type « bang bang » de l’échappement à la décélération, distillés par les hauts-parleurs intelligemment disposés à l’arrière de l’habitacle pour plus de réalisme. La cour est pleine.
Tout y est, il manque juste un petit diffuseur d’odeur de ricin et de plaquettes chaudes …
Comme un morceau de rock n’ roll vous fait augmenter le rythme de conduite, le « sound système » de la Ioniq 5N vous prend la tête. On regrette presque d’avoir oublié son casque ! Les 650 cv sont bien la, jusque dans nos oreilles !
Plaisir solitaire
Autant l’ambiance intérieure est bluffante de réalisme, autant à l’extérieur, le son est plus discret. Trop à notre goût. On est surpris de ne pas voir les passants tourner la tête au passage de l’auto ! La tranquillité publique est bien assurée, presque tristement, lorsque l’on ressent ce qui se passe à l’intérieur. On aimerait partager cela.
Conclusion
Seul le conducteur et ses passagers peuvent vraiment profiter du formidable travail des ingénieurs Hyundai. « Alors, Monsieur Hyundai, tu ne peux pas nous ajouter un bouton rouge pour l’extérieur aussi ? »




























