Look et sensations à l'arrêt
Capot noir satiné, jantes noires, liserés rouges… elle affiche la couleur. Même à l’arrêt, on sent qu’elle veut en découdre. Elle attire les regards, les pouces se lèvent. Une vraie gueule d’Alpine.
Ces mensurations (3,99m de longueur et 1,82m de largeur, sans les rétroviseurs extérieurs déployés) permettent à son conducteur de se faufiler en ville et de se garer facilement sans embêter les gens avec le bruit, mais aussi de prendre la poudre d’escampette pour retrouver de longues lignes droites et tester la « jolie machine ». C’est ce que j’ai fait !
Premiers tours de roues
Ma version d’essai, toute blanche, pourrait faire pâlir certaines voitures « rouges » au démarrage, on a du couple tout de suite.
Dès les premiers mètres, on sent le potentiel : couple immédiat, accélération franche, le tout dans un silence parfait. Avec un diamètre de braquage de 10,20 m, elle se faufile en ville et se gare facilement. Une citadine nerveuse mais tout de même civilisée.
Modes de conduite
La prise en main est assez rapide, je me suis rapidement familiarisé avec les menus proposés.
Quatre modes de conduite sont proposés : Perso, Save, Normal et Sport.
J’ai alterné entre Normal et Sport : Le mode sport permet une réactivité accrue du moteur et la direction est plus ferme. Le mode « Save » correspond aux réglages standard du véhicule, j’ai trouvé que ce mode apportait un bon compromis entre confort et dynamisme.
Mention spéciale pour le bouton rouge ‘OverTake‘ au volant : un vrai clin d’œil F1 qui fonctionne, la voiture envoie tout de suite ses 220ch, impressionnant !
A bord
Volant agréable, plaisant au touché et qui n’entache pas la visibilité de l’écran, sièges visuellement réussis et enveloppants, écran fluide, l’appairage avec mon téléphone mobile s’est réalisé assez facilement.
Pour démarrer mon essai, j’ai énoncé vocalement mon adresse et mon itinéraire a été calculé rapidement en me précisant sur le trajet les bornes de recharge. Très efficace !
En revanche, l’espace arrière est réduit. Je mesure 1,73 m, et c’est déjà juste derrière moi. C’est une vraie 2+2, pas une familiale !
Autonomie et consommations
Pour mon trajet de 215 km de Paris à Valenciennes avec 100% de batterie et 325 km d’autonomie annoncés au départ, l’Alpine m’indique 85 km restants à l’arrivée. Soit une autonomie réelle d’environ 300 km.
Consommation constatée : 17,6 kWh/100 km pour ma conduite alternée entre cool et dynamique.
La recharge régénérative est bien pensée. Ce mode de recharge de la batterie à la décélération, actionnable sur le volant. Trois niveaux sont proposés, pour mon essai, j’ai sélectionné le deuxième niveau car au troisième, j’ai ressenti un mode « freinage moteur » bien trop marqué pour un usage de tous les jours.
Habitabilité
L’A290 reste une Alpine conçue pour le plaisir du conducteur, pas pour déménager… Elle se savoure aux places avant. Pour les longs trajets à quatre, mieux vaut éviter.
Comportement
Cette Alpine A290 est très réactive au démarrage, on a tout de suite du couple ; quand on appuie sur l’accélérateur on est tout de suite propulsé et sans latence.
Quand on double un véhicule, si on ne prend pas le soin de mettre son clignotant, la direction se raffermit, je trouve cela un peu dangereux mais le côté positif, c’est que ça nous oblige à ne pas oublier notre clignotant ! je pense cependant qu’on peut désactiver ce mode, ce que je n’ai pas fait pour m’astreindre à mettre systématiquement mon clignotant et oui nos habitudes ne sont pas toujours bonnes !
Le confort ressenti est bon et ne laisse pas trop ressentir les imperfections de la route.
Je pense cependant que cette A290 est plus adaptée pour de l’urbain et du péri urbain car quand on accélère un peu, la consommation s’en ressent et nous oblige à recharger la batterie après 200 Km. De plus, comme je l’ai indiqué précédemment, les places arrière ne disposent pas de beaucoup d’espace pour de longs trajets.
Voiturelectrique aime
• Le look rétro et nerveux, bien dans l’air du temps
• Le couple immédiat et la conduite dynamique
• Le volant façon F1 avec ses boutons Drive Mode et RCH
• L’effet Waouh sur la route, les réactions positives
Voiturelectrique n'aime pas
• Les plastiques durs sur la planche de bord
• L’espace réduit à l’arrière pour les passagers
• L’arborescence des menus parfois peu intuitive
Conclusion
Cette Alpine A290 m’a surpris, dans le bon sens. Un vrai plaisir de conduite, un look« sympathique et rétro » qui interpelle, et un comportement joueur.
Pas parfaite, mais attachante. Bravo Alpine pour cette citadine qui claque électriquement.



























