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RAV4 2019, le dinosaure de Toyota est-il au goût du jour ?

Article publié le 26 mars 2019 par rubrique Actus, Essais, Hybrides, Toyota et 8240 visites

Si nos calculs sont bons, nous en sommes à la cinquième génération du célèbre SUV de Toyota, SUV qui a été lancé en 1994. Cette version fait suite à la version de 2013, hybride également (lire l’essai).

Le RAV 4 est construit sur une nouvelle plateforme qui contribue directement aux qualités routières, au confort, et permet de conserver un vaste espace intérieur et un volume de coffre exemplaire (580 litres, sièges en place). Les batteries sont situées sous le plancher à l’arrière.

Autant le dire de suite, ce nouveau RAV4 est au gout du jour ! Il est doté d’un gros 4 cylindres de 2,5 l associé à un moteur électrique de 88 kW pour une puissance cumulée de 218 ch, voire un deuxième moteur électrique de 40 kW, accouplé à l’essieu arrière dans le cas de la version 4 roues motrices. Le modèle essayé est la version deux roues motrices.

Des les premiers tours de roues, au delà des 25 ou 30 km/h, on entend bien les chevaux du moteur thermique, l’accélération est bien appréciable, même si l’on aurait souhaité une autonomie électrique plus importante, cela va se soit. (8,1 secondes pour accélérer de 0 à 100 km/h). Bien sur c’est en ville que l’on apprécie le système hybride de Toyota, même si sur la route, l’électrique permet de réduire (un peu) la consommation de carburant. (Batteries Nickel-Hydrure métallique)

3 modes de conduite disponibles, le mode ECO, le mode NORMAL et le mode SPORT.

Le RAV4 est doté du système « Toyota Safety Sense 2 » qui comprend des versions mises à jour du système de sécurité précollision (PCS) avec détection des piétons, du régulateur adaptatif intelligent (iACC), de l’alerte de franchissement de ligne (LDA) avec aide au maintien dans la voie,
de la lecture des panneaux de signalisation (RSA), de la gestion
automatique des feux de route (AHB) et de détecteurs d’angles-morts sur les rétroviseurs extérieurs. En mode ECO, le régulateur adaptatif n’est pas très véloce lors de phases d’accélération. Ce n’est pas une conduite économique, mais on est tenté d’accélérer du pied droit pour relancer la voiture à son allure normale.

Intérieurement, le RAV4 est très cossu, les assises sont très agréables, les sièges avant sont chauffants et réfrigérés et le siège conducteur est électrique. Aux places arrières, un empattement plus long a permis d’augmenter légèrement l’espace pour les genoux. La planche de bord est ergoniquement très bien pensée avec une petite tablette porte objets idéalement située coté passager. Toutes les commandes sont accessibles et aisées à trouver, tant sur le volant que sur la console centrale. Un chargeur à induction permet de charger son smartphone dommage qu’il ne soit pas incliné dans le bon sens pour servir de support GPS. Coté multimédia, rien à redire, la version essayée était même dotée de l’application Coyote.

Le design a été revu, même longueur, mais légèrement plus bas, lignes anguleuses, notamment aux abords des optiques avant et des feux arrières. L’ensemble est très réussi, l’impression perçue est rassurante.

Coté consommation, l’hybride joue bien son rôle, lors de notre essai majoritairement sur autoroute, nous avons réussi à ne pas dépasser les 8 litres au 100 km, à vitesse soutenue. En ville et sur la route, les phases électriques sont assez fréquentes si l’on fait attention à ne pas avoir le pied trop lourd. Notre RAV 4 incite fortement à une conduite « tranquille ». A noter que lors des phases d’accélération, la sensation de « patinage » de « moteur qui monte dans les tours », est bien moins présente que sur les autres modèles de la gamme (C-HR notamment, lire l’essai).

Pour conclure, il faut bien admettre qu’une version PHEV serait la bienvenue, le RAV4 serait alors un sérieux conçurent au Mitsubishi Outlander PHEV (lire l’essai) qui, lui, permet une utilisation en mode 100 % électrique. Néanmoins, le RAV4 est un bon SUV à la fois économique et agréable. Il sera le compagnon idéal des gros rouleurs, avec ses 100 g/km de CO2, le RAV4 échappe à tous malus et à la TVS. Le prix de vente débute à 34 950 € pour la version 2 roues motrices et à 39 150 € pour la version 4×4. La version essayée est la version Lounge à 43 000 €.

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A propos de

Marc Guillemot est le responsable éditorial du site https://voiturelectrique.eu