ŠKODA ENYAQ iV Version 80 : Faut-il le préférer à l’ID4 ?

Article publié le 31 janvier 2022 par rubrique Actus, Essais, Skoda et 14000 visites

Voici le cousin de l’ID4 (lire l’essai), le Skoda Enyaq dans sa version grande autonomie (Batterie de 82 kWh) en 2 roues motrices, comme son nom ne l’indique pas. Plateforme identique à l’ID4, ce SUV est le premier électrique de la marque Tchèque, on est de suite séduit par son design, ses lignes affirmées, l’ensemble est très séduisant, le bleu racing (option à 625 euros) de notre véhicule d’essai lui donne un look fort plaisant. Un seul bémol, sa calandre qui malheureusement n’est pas particulièrement réussie en restant sur les codes d’un véhicule thermique. Il est plus spacieux et un peu plus long que l’ID4.

Au volant

L’intérieur est des plus séduisants, très spacieux, à l’avant comme à l’arrière. Les matériaux ont été parfaitement choisis, l’ensemble est du meilleur gout. 3 adultes seront à l’aise à l’arrière, sans aucune difficulté. La console centrale propose bon nombre de rangements, le bouton des commandes avant/arrière est en bonne place à l’emplacement traditionnel des désormais anciens leviers de vitesse. Heureusement, Skoda n’a pas repris le concept de Volkswagen du levier « main droite » derrière le volant.

Un bouton marche/arrêt est situé à l’emplacement habituel des clefs de contact, mais il n’est pas utile d’appuyer dessus pour démarrer la voiture. Pied sur le frein, puis un appui sur D suffira pour prendre la route. Il y a un mode B mais celui-ci est peu utile puisqu’en mode Drive, il est aisé de gérer les 4 niveaux de régénération avec les palettes situées derrière le volant. Mention spéciale pour le rayon de braquage, les stationnements en ville sont vraiment aisés. 

L’équipement de notre modèle d’essai est idéal et il sera sans doute difficile de s’en passer sur une voiture de cette catégorie : peinture métallisée, jantes en alliage 21 pouces, chargeur universel 220 V 32A (c’est une option, seul un câble T2-T2 est fourni avec la voiture !), affichage tête haute à réalité augmentée, toit ouvrant panoramique, airbags latéraux arrière, pompe à chaleur, un panel d’option pour un total de 6 285 € (avec attelage escamotable). Avec un prix de départ à 49 760 €, la note va donc monter à 56 000 €.

Voici les prix de départ (hors bonus) des autre modèles avec des batteries de moindre capacité :

Version 50 : 37 930 €

Version 60 : 43 200 €

Version Sportline : 46 350 €

Version 80 (4×4) : 52 030 €

Du point de vue de la conduite, ce SUV accepte les bumpers sans sourciller, la direction est franche, le comportement routier est très agréable. Cette version 80 2×4 de 204 ch permet de belles accélérations. Nous avons réussi à faire 300 kilomètres sur notre programme d’essai par temps pluvieux et froid (5 degrés). Avec une consommation de 22 kWh/100 kilomètres, on doit pouvoir raisonnablement tabler sur 350 kilomètres sur autoroute l’été. L’Enyaq accepte une charge rapide CCS à 125 kW, c’est pas mal, mais cela nécessitera une attente de 30 minutes environ pour recharger de 20 à 80%.

Il y a 4 modes de conduite, la page s’affiche sur l’écran en actionnant le bouton MODES sur la console centrale. Le système de guidage de voie est plutôt efficace, le régulateur adaptatif également, d’autant qu’il fonctionne parfaitement dans les bouchons. La voiture se stoppe et redémarre sans l’intervention du conducteur.

Côté multimédia, le large écran tactile trône sur la planche de bord. Celui-ci s’avère relativement pratique à utiliser, le menu « données » reste très précis sur la consommation en temps réel. En revanche, il est très difficile de connaitre le % de batteries restant, il faut changer de menu pour afficher la page « recharge ». Derrière le volant un petit écran ne donne pas beaucoup d’informations, mais avec l’option « affichage tête haute à réalité augmentée », il n’y a plus besoin de baisser les yeux. La navigation est également affichée sur le pare-brise, les flèches de direction grossissent à l’approche du rond point ou de l’intersection, c’est vraiment bien. Malheureusement, le système de navigation n’est pas relié à Google et n’est pas des plus performants, nous avons préféré utiliser GoogleMap via Apple Car Play. De fait, on perd la diffusion des infos sur l’affichage tête haute. Peu, voire pas d’informations très fiables concernant les recharges lors de la planification d’un trajet. Il faudra se débrouiller avec les applis ChargeMap ou A Better Route Planner. 

Pour conclure, on reste séduit par cette voiture, un peu moins par son prix et sa consommation, disons qu’avec sa grosse batterie, Skoda sauve les meubles, l’Enyaq va pouvoir être utilisé pour des trajets familiaux. Il faudra comparer au moment du choix avec l’ID4 de Volkswagen, tant le nombre d’options est conséquent. Certaines d’entre-elles comme la pompe à chaleur sont incontournables. Si l’on s’en tient au prix de base, à son look, à son espace intérieur, il reste plus séduisant que l’ID4.

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A propos de

Marc Guillemot est le responsable éditorial du site https://voiturelectrique.eu