MERCEDES EQA 250 AMG Line : Ses points forts et ses points faibles

Article publié le 23 décembre 2021 par rubrique Actus, Essais, Mercedes et 9060 visites

Alors que nous avons essayé il ya quelques mois son grand frère, le EQC (lire l’essai), nous vous devions de réaliser l’essai du EQA, le « petit » SUV proposé par Mercedes.

Petit n’est pas le bon mot, le EQA est une belle bête, taillée pour les familles avec un coffre de belle contenance, sa banquette arrière rabattable en trois parties, il est fait pour partir en vacances ou tout du moins en week-end avec femme et enfants.

Présentation intérieure : son point fort

Sans surprise, les sensations sont de suite très bonnes. Sur ce point Mercedes est fidèle à son image, le tableau de bord, la console sont d’un design très élaboré, les matériaux sont de très bonne qualité, le cuir se combine au velours, très classe. Le mode nuit et ses couleurs choisies est également du meilleur gout, de quoi prendre la route dans toutes les conditions sans se poser de questions. Toutes les commandes sont idéalement placées, on appréciera des boutons de raccourcis vers la radio, la navigation et le téléphone  depuis la console centrale, idéal pour éviter de se perdre dans les menus. Les assises sont particulièrement agréables, plusieurs réglages sont proposés, possibilité de mémoriser 3 positions, là encore, Mercedes sait y faire.

L’écran multimédia est plutôt intuitif, on regrettera de ne pas pouvoir utiliser son smartphone via Apple Carplay, sinon, rien à redire. La base de données des points de recharge est plutôt bien mise à jour, si tenté que l’on ose prendre la route pour de grands trajets avec l’EQA…

L’autonomie : son point faible

C’est bien évidemment le point essentiel de ce genre de voiture, l’EQA va t-il permettre de partir sur autoroute faire 250 ou 300 kilomètres avec sa batterie de 66.5 kWh (charge utile) ?

Lors de notre boucle traditionnelle mélangeant trajet autoroutier, zones urbaines et routes de campagne, Il restera très difficile de descendre en dessous de 24kWh aux 100 kilomètres. De fait, nous ne pourrons dépasser les 250 kilomètres (en hiver et par temps froid). Pour un voyage autoroutier, on ne pourra pas miser sur une autonomie beaucoup plus grande, sans doute un peu plus faible si l’on maintien le 130 km/h. La voiture est fournie avec la carte Mercedes Me qui permet un accès au réseau Ionity à tarif préférentiel. Mais, elle n’acceptera qu’une charge rapide à 100 kW en DC (et à 11 kW en AC au domicile ou sur une borne à charge lente). Cela reste une vitesse de charge trop peu importante pour les longs trajets. Sur ce point comme sur celui de la consommation, Mercedes devra faire évoluer sa technologie pour se rapprocher de ses concurrents Tesla, Hyundai et Kia, notamment.

La conduite

L’EQA est animé par un seul moteur de 140 kW (190 ch).

Le couple reste important, le 0 à 100 est donné pour un peu plus de 8 secondes, c’est pas mal compte tenu du poids de l’EQA. Néanmoins, on regrettera un léger glissement du train avant lors des accélérations un peu fortes au démarrage. En effet, l’avant se soulève et laisse penser que la voiture va perdre en adhérence. Ce n’est absolument pas le cas, l’anti-patinage fait parfaitement bien son travail. La tenue de route n’est jamais mise à mal, le sentiment de sécurité reste intact, c’est l’essentiel. En mode de conduite « de tous les jours », l’EQA reste très agréable, très confortable, notamment ses suspensions qui effacent les bumpers, routes abîmées ou autres rues pavéés.

Les palettes au volant restent un véritable atout lors de la conduite. Pas de mode B chez Mercedes, mais des modes qui vont du D+ au D — , qui permettent de choisir la force de la régénération souhaitée. Le mode D + est un mode « roues libres ».

Il y a 4 modes de conduite, eux aussi, accessibles en toute facilité via un bouton rotatif sur la console. Eco, Confort, Sport et individuel. Nous avons largement conduit en mode Confort dans le cadre de notre essai.

Enfin, jamais vu sur une voiture, les flèches de direction de la navigation sont projetées sur l’écran du GPS en superposition de la caméra avant.

Prix

Le modèle essayé version AMG est proposé au prix de 58 150 euros, hors bonus. Ce prix comprends les options tel que l’assistance à la conduite (régulation de vitesse et guidage dans la voie). Essayé sur voie rapide, ce système reste performant, même s’il ne s’agit pas d’un autopilot. Ce tarif comprends également le pack premium plus (Toit ouvrant, design AMG, sièges électriques chauffants, réalité augmentée sur GPS, lecture des panneaux, …)

Pour conclure, il y a du très très bon et de moins bon. On appréciera la qualité et le sérieux incomparable de la marque Allemande, on regrettera une consommation élevée qui pénalise l’autonomie et surtout une vitesse de charge DC un peu limite pour ce budget.

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A propos de

Marc Guillemot est le responsable éditorial du site https://voiturelectrique.eu