Renault Zoé 2 : notre test complet

Article publié le 11 décembre 2019 par rubrique Actus, Essais, Renault et 9800 visites

Alors que le groupe Renault prépare l’électrification de sa Twingo et l’hybridation d’un certain nombre de modèles de sa gamme, nous prenons le volant de la Zoé  phase 2, rappelons qu’il s’agit là de la voiture 100 % électrique de la marque au losange, devenue une référence en Europe et en France surtout. La Zoé aura sans nul doute permis à un bon nombre d’automobilistes de franchir le pas !

Du point de vue extérieur, le recyclage est assez léger, un changement de la face avant notamment, en revanche à l’intérieur c’est une autre histoire. Fini le tableau de bord blanc (ou très clair) qui ne nous avait pas convaincu sur la phase 1, voici un très beau tableau de bord noir tout cuir sur notre version Intens, les sièges en cuir noir également.

On se retrouve dans une voiture tout à fait agréable comme c’était déjà le cas pour la première Zoé, on regrettera le peu d’informations sur la partie électrique sur l’écran central : seule, la consommation instantanée sur la gauche du tableau de bord et un compteur partiel vous indiquera le pourcentage de batterie restant et l’autonomie potentiellement parcourable.

Avec plus de 50 kWh de batterie, on s’attendait à une bonne surprise, il n’en est rien. Certes, le climat actuel et le froid ambiant n’arrange rien. Les 330 km annoncé par la voiture lors de sa prise en main avec une charge à 100 % n’est pas respectée puisque sans faire particulièrement attention à la conduite avec du chauffage, nous n’arriverons guerre à parcourir plus de 225 km sans faire de recharge.

Du point de vue comportement routier, sans surprise cette voiture reste dans la lignée de la version 1. Elle a une tenue de route tout à fait agréable même sur route sinueuse et avec un rythme soutenu sur route mouillée. Les accélérations sont toujours aussi sympathiques, certes, elles sont propres aux voitures électriques, mais sur la Zoé on a du répondant et c’est toujours aussi bien. Le train avant à tendance à patiner lors des fortes accélérations, mais l’humidité actuelle des routes y est pour beaucoup. Renault à embarqué dans cette voiture les options haut de gamme du marché, guidage dans la voie, lecture des panneaux, détecteurs d’angle morts, aide au stationnement, caméra de recul, commutation auto des feux de route/croisement, régulateur et limitateur de vitesse, bien sur.

À noter, l’absence de mode P sur le levier de vitesse, c’est un petit peu déroutant car en lieu et place du P, on retrouve la marche arrière… Néanmoins, on retrouve toujours les deux niveaux de conduite le D qui propose une régénération faible et le B qui propose une régénération plus forte. Lorsque la batterie est pleine ou froide, un message au tableau de bord indique que le mode de régénération n’est pas effectif à 100 %. Il reste dommage que ce mode B ne puisses pas être actionné sur le volant.

Les espaces de rangement sont tout à fait satisfaisant, on apprécie tout particulièrement le vide poche situé sous l’airbag en face de la place passager. Les bacs de porte et la console centrale permettent également de ranger un certain nombre d’objets. La position du chargeur à induction pour les smartphones est située sous le levier de vitesse, elle ne permet pas aisément de consulter son GPS alors que le téléphone est en charge.

Considérant que la Zoé n’est pas faite pour les grands trajets, nous n’avons pas fait d’essai sur autoroute, mais compte tenu de la consommation en cycle péri-urbain, il faudra prévoir un arrêt tous les 250 kms en roulant à 110 km/h. (20 kW/h à 110 et près de 30 à 130).

Coté coffre, 2 compartiments se trouvent sous la plancher pour ranger les 2 cables fournis : 1 chargeur nomade et 1 câble T2. Notre Zoé était équipée d’une charge rapide avec prise combo (en option). IL faudra envisager entre 25 900 et 28 500 euros (hors batteries et hors options) pour s’offrir cette Zoé. L’achat des batteries est désormais possible pour 8 100 euros. Sinon, Renault facture un loyer compris entre 74 et 134 euros par mois en fonction du kilométrage parcouru.

Pour conclure, la phase 2 reste dans la lignée de la phase 1, guère plus d’autonomie constatée, cependant les 2 essais n’ont pas été faits dans les mêmes conditions. La Zoé reste une bonne alternative à la voiture thermique pour ceux et celles qui utilisent principalement leur véhicule pour des trajets domicile-bureau. Privilégier les offres en LOA qui « effacent » artificiellement le loyer de location des batteries. La concurrence va clairement s’installer en 2020 et la bataille des promotions va débuter.

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A propos de

Marc Guillemot est le responsable éditorial du site https://voiturelectrique.eu