SUZUKI ACROSS 2.5L PHEV 4WD 1ère édition : Un 4×4 électrisant

Article publié le 21 février 2021 par rubrique Actus, Hybrides, Suzuki et 2350 visites

Voici la première voiture plug-in hybride proposée par Suzuki, il était temps dirons certains, ou pas, car ce délai permet à Suzuki de proposer un PHEV au gout du jour, qui va venir sur les traces de l’Outlander de Mitsubishi (lire l’essai). Ce sont 98 kilomètres en tout électrique (en ville) qui sont annoncés, ce qui semble particulièrement attractif. Avec 18,1 kWh de batterie, cela semble plausible.

L’alliance avec Toyota

Un nouveau segment s’ouvre donc chez Suzuki avec l’Across. L’Across est l’un des produits émanant de l’alliance avec Toyota. Il s’agit initialement d’un partenariat débuté en 2016, qui en 2019, s’est transformé en alliance avec des participations croisées. Par exemple, la Suzuki Baléno est déclinée sur différents marchés rebadgée par Toyota « Guanzaa » ou encore « Starlet ». Les VE futurs et sans doute nombreux seront développés en commun par l’alliance. Ici, c’est le RAV 4 qui est décliné.

Equipements haut de gamme

Dès l’entrée de gamme, l’Across est très bien lotie et dispose de l’ouverture du hayon au pied, d’une alerte piétons lors des phases de manoeuvres, d’une prise 220V dans le coffre, d’une pompe à chaleur et d’un régulateur de vitesse adaptatif avec lecture des panneaux. Il s’agit du haut niveau d’équipement chez Toyota que Suzuki à choisi de reprendre. Les sièges sont très agréables, le cuir a été repris avec élégance sur la planche de bord, l’ensemble est très agréable, sans être « too much ». Le système multimédia est simple mais efficace, pas de système de navigation intégré (qui n’a pu être repris de Toyota) mais avec Apple CarPlay ou Android Auto, l’usage s’avère très pratique. A noter, la présence d’une prise 220V dans le coffre arrière.

Au volant

C’est un très grand SUV, identique (à l’intérieur) au RAV4, pas de différences hormis un S sur le volant. Notre 4×4, qui n’est pas intégralement en 4 roues motrices est très agréable à conduire, il est vrai qu’il se comporte comme une voiture 100% VE, ce qu’il est …. presque. Le système de transmission « e-four » semble efficace, si ce n’est que l’on ne peut le bloquer en 4×4 et que l’on doit laisser l’électronique gérer la répartition arrière. Seul un mode « Trail » permet de franchir des terrains glissants.

Sa chaine de traction est électrique, une batterie qui alimente 2 moteurs électriques de 134 kW à l’avant (182 ch) est couplée à un générateur qui produit l’électricité, recharge les batteries et sert de démarreur au moteur thermique de 185 ch. (2,5l). Ce moteur thermique se met en marche au delà de 135 km/h et vient en supplément de l’électrique. Ce mode de conduite « thermique » fera l’objet d’un nouvel essai. Un troisième moteur électrique de 40kW est installé sur l’essieu arrière et est activé en mode 4×4 seulement.

Le comportement routier est très bon, l’Across ne craint pas les bumpers et franchit sans difficultés les nids de poules ou autres obstacles sur la route. Même à vitesse soutenue, les courbes sur les petites routes sont vite négociées en silence, ce qui ne gâche rien. Sur voies rapides, là encore, la voiture reste vive et son couple permet des dépassements sans sourciller.

3 modes

Par défaut, c’est le mode EV qui est actif, un mode HV privilégie le thermique tout en n’oubliant pas des phases en VE et un mode CHG HOLD qui force le rechargement de la batterie.

Le tout propose une puissance cumulée de 306 ch, un 0 à 100 en 6 secondes et une autonomie de 75 km en mixte et 98 km en ville. La bonne surprise de cet essai est que nous avons réussi à parcourir 75 kilomètres en 100% électrique et en conduite éco. Cela positionne l’Across comme le véhicule PHEV avec la meilleure autonomie du marché.

Coté prix

Prévoir 53 990 euros pour cette version « 1ère édition » qui le situe (à niveau d’équipement équivalent) plus avantageux que le Toyota.

A noter Suzuki rabaisse son prix à 49 990 € afin de permettre à ses clients de bénéficier de 2 000 € de prime jusqu’au 30 juin 2021.

Pour conclure, il faut bien reconnaitre que Suzuki rentre dans le monde du VE par une petite porte, avec un produit qui devrait trouver son public. L’Across reste néanmoins un compromis, mais un bon compromis. Si cela peut ouvrir la voie et faire découvrir le plaisir du VE, alors … soit.

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A propos de

Marc Guillemot est le responsable éditorial du site https://voiturelectrique.eu