UA-46535381-1

Le vaisseau « à Miraï » de Toyota : Essai

Article publié le 27 février 2019 par rubrique Actus, Essais, Toyota et 3660 visites

A l’heure ou Air Liquide, Idex, la Société du Taxi Électrique Parisien (STEP) et Toyota s’associent au sein d’une entreprise commune, HysetCo, pour fonder ce qui va être la première société dédiée au développement de la mobilité hydrogène en région parisienne, nous prenons la route avec le vaisseau amiral de Toyota à pile à combustible et à propulsion hydrogène : la Miraï.

HysetCo permettra de faciliter le déploiement des véhicules électriques à hydrogène et de l’infrastructure de recharge en Île-de-France afin d’atteindre le cap de 600 taxis pour fin 2020. Toyota livrera ainsi 500 Mirai supplémentaires d’ici fin 2020, qui viendront compléter la flotte existante de 100 véhicules Hype.

Au volant 

La qualité des matériaux et la sensation de confort saute aux yeux, dès les premiers instants. On se trouve dans un véhicule qui par son habitabilité va s’assimiler à la i-pace de Jaguar. (Lire l’essai).

La console centrale reste imposante, mais elle s’avère pratique puisqu’elle accueille les fonctionnalités de climatisation (sièges et volant chauffant), commandes du multimédia, et le levier de vitesse bien sur. Le frein à mains n’est ni électrique, ni automatique, il est à pieds à l’aide de la traditionnelle pédale à gauche sous le tableau de bord. La planche de bord est en cuir blanc, son design est séduisant, même si le cuir blanc risque vite de se salir avec la pollution des villes.

On retrouve la « casquette » qui permet la lecture des instruments de bord, comme sur la Prius (lire l’essai). Les commandes sont accessibles au volant, il faut prendre l’habitude de naviguer dans les différents menus.

Premier tours de roues

Pas de doute, c’est une voiture électrique, bien que l’on soit vite intrigué par un bruit de moteur, un sifflement lors de l’accélération, comme un bruit de métro ou de tram. Ce n’est pas dérangeant, il ne faut pas exagérer, mais c’est surprenant.

Un mode B de régénération accentuée est disponible via le levier de vitesses, à noter qu’il se désactive dès que l’on re-accélère. Pas très pratique.

Coté tenue de route, rien à redire, notre Miraï est parfaitement bien chaussée, le freinage est très très efficace, il vaut mieux car les accélérations sont franches, surtout en mode Power qui permet de délivrer les 154 ch de la bête. Le trajet autoroutier est très confortable, il faudra alors prévoir de passer au dessus de la barre des 1kg/100 km. Néanmoins, en ville, un taxi ou un VTC qui adopte une conduite éco réussira à ne pas consommer plus de 0,7 ou 0,8kg/100 km. Sachant que les 2 réservoirs (60+62,4 litres) permettent d’embarquer 5 kg d’hydrogène, l’autonomie sera (selon la conduite) située entre 350 et 480 km.

Le seul point négatif est le prix du kilo qui se situe aux alentours de 15€/kg, l’hydrogène coute cher à produire, à transporter, sa distribution est complexe, …

Le plein s’i you plait !

Lors de notre escapade à la station de l’Alma (celle qui a été installée de façon provisoire pour la Cop 21 et qui est toujours là), nous avons eu la chance de rencontrer le responsable de la maintenance. La carte Air Liquide remise par Toyota ne nous a pas permis de connecter la borne, l’écran tactile est pratiquement inutilisable, bref, il nous aura fallu contacter le centre d’assistance afin que nous puissions faire le plein. A l’Alma, il faut près de 15 minutes pour remplir la moitié du réservoir. Il est convenu que dans les stations « officielles », le plein ne prend pas plus de quelques minutes. L’opération se déroule très simplement, il suffit de brancher la prise femelle de la borne sur la prise mâle de la voiture, le verrouillage se fait automatiquement, comme sur une prise Chademo, par exemple. Une mise à la terre est à faire entre la borne et l’anneau métallique de la porte arrière. A ne pas oublier. A la fin du plein, un bruit de décompression se fait entendre et le déverrouillage se fait manuellement sans soucis.

En conclusion, la Miraï est une très belle voiture, un design très réussi, des lignes agréables, mi requin, mi fauve, mais elle restera sans doute longtemps la voiture des taxis et de certains professionnels qui rayonnent autour d’une ville ou dans une région définie. Il en serait tout autrement si le réseau venait à se développer.

Le prix du modèle essayé est affiché juste en dessous de la barre des 80 000 euros, avec l’option peinture blanche nacrée.

2 Responses

  1. Essai très intéressant pour cette voiture bien adaptée aux taxis parisiens. En effet la voiture électrique ne présente pas une autonomie suffisante pour cette utilisation.
    Dans votre article, j’ai relevé une faute d’orthographe surprenante. En effet vous avez écrit « autonomie de 350 à 480 kms ». Or « kms » n’existe pas car l’abréviation « km » est invariable et ne prend pas de « s » au pluriel. Il en est de même pour les autres abréviations des unités de mesure comme « m », « cm », « g », « kg », « V », « A », etc.

    Croyez monsieur Guillemot que j’apprécie beaucoup vos comptes-rendus d’essai.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

A propos de

Marc Guillemot est le responsable éditorial du site http://voiturelectrique.eu